Culture Paysage

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#1 08-04-2013 22:18:40

apierart
Modérateur
Date d'inscription: 18-01-2013
Messages: 12

Une réflexion sur les circuits courts

Un article pas si court que ça pour méditer un d'avantage les circuits courts tant vantés ces derniers temps. Semblerait que tout ça ne soit qu'une question d'optimisation du système.
La question se pose aussi des objectifs de ces circuits, peser le pour et le contre, et où penche la balance ?



http://www.actu-environnement.com/ae/ne … 18216.php4

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#2 15-04-2013 18:00:18

Turner
Administrateur
Date d'inscription: 15-01-2013
Messages: 17

Re: Une réflexion sur les circuits courts

Intéressant ... Heureusement que l'aspect "positif" est abordé à la fin de l'article : le lien recréé entre les habitants d'un même territoire parce que c'est cela qui est le plus intéressant(pour moi en tout cas).
J'aimerai critiquer l'article mais un des commentaires le fait déjà en partie :
"Le problème avec ces chiffres c'est qu'il faut être intensif à chaque étape pour avoir le meilleur ratio GES / kg ou litre de fioul / kg ... Le fait de ramener les consommations d'énergie ou les émissions de GES au kg de bien consommable permet de faire l’apologie du système actuel : vive les agneaux de nouvelle Zélande (moins émetteur de GES que nos agneaux français), vive les décentralisations (il vaut mieux payer du fioul que de la main d'oeuvre) et vive le productivisme à outrance !"Azael

La comparaison se fait en effet sur des volumes de production qui n'ont rien à voir et sur des critères de rentabilité (ou efficacité du "moins de pollution") qui font appelle à un modèle pré-établi : le conventionnelle. J'aimerai avoir des chiffres plus généraux qui prend les filières courtes et longue dans leur ensemble ! (même si leur comparaison serait ambitieuse à faire)

Cependant il est vrai que le problème environnementale se pose dans ces modes "tendances" de distribution. A quand les études ? qu'on nous les donne à faire !

Autre question sur ce sujet : L'échelle du bassin de consommateur visé et par là-même, quelle population ? article sur le sujet : http://www.laviedesidees.fr/L-autosuffi … e-des.html

Une chose à noter (je le redis) : C'est l'aspect de développement local et de création de dynamisme qui est le plus intéressant ! même si apparemment c'est pas celui qui fait le plus vendre... (cf article de apierart)

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#3 21-04-2013 11:40:06

Benito
Modérateur
Date d'inscription: 18-01-2013
Messages: 7

Re: Une réflexion sur les circuits courts

Le problème avec le début de l’article (avant qu’ils parlent des avantages) c’est qu’ils considèrent que les impacts écologiques/environnementaux sont principalement voir totalement liés aux émissions de CO2 dans l’atmosphère.
Surtout quand on sait que l’agriculture dans sa totalité (production et transport) représente théoriquement « seulement », 15 % des émissions de CO2 dans le monde...et donc, les transports liés à son activité environ  3 % … Donc, ça n’a pas vraiment de sens de calculer à la centième près la consommation du Van d’un petit paysan français et de le faire culpabiliser à son retour du marché qu’il fait à vide. Mais donc réciproquement, les « circuits courts » n’ont pas à prendre pour argument principal leur faible impact lors des transports, sauf lorsqu’il s’agit de critiquer les « très » longs circuits auxquels il  faut prendre en compte le maintien de la chaîne du froid, affréter un avion, etc etc. Et là, je pense que l’on dépasse bien largement la production par kilomètre par rapport à un petit Van.
Bref, clairement l’étude est intéressante, mais elle est cruellement incohérente tellement ils tentent de pondre simplement  des chiffres en oubliant une multitude de facteur qui rentrent pourtant en compte dans la consommation réelle des circuits longs.

Quoi qu’il en soit, je pense qu’il n’y a sans doute pas grand-chose à optimiser dans le fonctionnement des transports et que c’est loin d’être le plus important.

Ensuite, en ce qui concerne la « productivité », évidement, le ratio « production/ha » est plus faible pour le bio (quoi que ça dépend des exploitations tongue ...) mais je ne comprends pas comment on en vient à mesurer un BILAN ENVIRONNEMENTAL en fonction de la productivité !? Pourquoi on veut toujours tout optimiser au maximum du possible !! ?
Il y a sans doute encore suffisamment d’espaces cultivables sur terre et en France, pour produire largement assez ! Donc l’argument des coûts énergétiques moindre à l’hectare -vis-à-vis de la production obtenue- dans l’agriculture intensive ne sert en aucun cas à faire l’éloge de ce système, du moins d’un point de vue « écologique ».
Il est certainement plus viable d’aboutir à un système dans lequel il y a davantage de petites exploitations paysannes disséminées un peu partout (qui certes dans leur totalité représente une plus grande superficie que les grandes productions monoculturales), mais dont l'impact sur l’organisation du paysage est bien moindre. La simplification du paysage par son homogénéisation sur d’immenses surfaces aplanies et ratiboisées de ses milieux naturels  (cf  : ce qu'engendre les grandes cultures), est sans doute l’un des facteurs les plus important à prendre en compte si l'on veut véritablement mesurer un Bilan environnemental et parler de développement soutenable ...
C’est d’abord en prenant en compte l’état, l’organisation du territoire et donc sa viabilité pour sa biodiversité qu’il est possible de se rendre compte d’un véritablement changement environnemental.

Et puis, comme déja dit, + de petites exploitations = + du travail ! … et tout et tout en faveur de la mise en valeur de la proximité géographique, culturelle, du développement local et du maintien des emplois sur le territoire…


Et puis un dernier truc : en ce qui concerne le conditionnement des aliments de circuits longs dont ils parlent à la fin de l’article, je voulais rajouter un autre procédé très répandu dont j’ai entendu parler il n’y a pas si longtemps. Il s'agit de la pasteurisation, gentiment appelé radioconservation : c'est-à-dire, l’irradiation des aliments au cobalt* ou au césium*.
Ce qui consiste à détruire toute forme de vie –et y compris celle de l’aliment puisque que ça évite qu’il mûrisse ou qu'il germe- et qui, en dehors des risques de toxicité (certains composés étant transformés en agents nocifs et les qualités étant pour certaines supprimées), pose aussi quelques problèmes à ajouter dans la liste du Bilan Environnemental…


Enfin bref, tout ça pour dire que la première citation est à mon avis bien critiquable :   « Les bénéfices des circuits courts de commercialisation des produits agroalimentaires sont "davantage socio-économiques" qu'environnementaux » [Commissariat général au développement durable (CGDD)
… et que je trouve cela bien dommage de remettre en question « l'engouement pour les produits agroalimentaires locaux » !

Que ce soit d’un point de vue environnementale mais aussi éthique et moral, il n’y a pas photo, les circuits courts l'emportent !


remarque : Et d’ailleurs je me trompe ou bien, selon les chiffres, et contrairement à ce qu’ils disent,  la production de CO2 pour le transport en circuit court et inférieur à celle en circuit long ?
Ils disent qu’en circuit court un véhicule de 3,5 tonnes produit 1,068 g CO2/t.km  et qu’en circuit long, un grand camion de 40 tonnes produit 84 g CO2/t.km ? Finalement, pour un même fret c’est le camion qui pollue le plus … ?

Dernière modification par Benito (21-04-2013 20:00:39)

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#4 22-04-2013 18:53:29

Cacambo
Modérateur
Date d'inscription: 16-01-2013
Messages: 14

Re: Une réflexion sur les circuits courts

Mais tout à fait Benito  !  Oh Benitoooooooooooooo lol

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